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15 octobre 2005

SNCM: reprise du travail, CONNEX prend les commandes

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SNCM : les Syndicats, divisés votent la reprise du travail; CONNEX débarque. .


Comme il était prévisible, la CGT des marins, devant la menace de dépot de bilan, a voté massivement la reprise du travail à la SNCM. Le trafic a repris samedi à destination de la Corse et de l'Algérie.

Le front syndical, momentanément uni, s'est à nouveau déchiré, au point que la manifestation du samedi 15 Octobre sur la défense des services publics se déroulera hors la présence du STC, le syndicat nationaliste.

Ce dernier a en outre qualifié de traîtrise la décision de la CGT , qui avait lançé le conflit, de reprendre le travail.

Derrière ces déclarations belliqueuses se cachent bien évidemment des divergences profondes entre les deux syndicats, et une reprise de la concurrence acharnée qu'ils se livrent depuis des années  est à nouveau à l'ordre du jour.

Divergences de fond d'abord: sans avoir jamais eu le courage de le déclarer, le STC souhaitait le dépot de bilan et la liquidation de la SNCM. Pour ce syndicat, celle  ci reste en effet une société "française" dont le siège est toujours à Marseille.

Il  projète de lui substituer une compagnie régionale d'économie mixte associant la Région Corse, les Chambres de Commerce, et des capitalistes insulaires, dont le siège serait bien évidemment en Corse.

Ce qu'il n'a jamais dit aux salariés, c'est que sur les 2400 salariés, dont  très probablement un bon millier d'origine Corse, seule une minorité aurait eu une chance de retrouver un emploi dans ces conditions.

Mais qu'importe le désastre, pourvu que le STC, et le parti indépendantiste qui le soutient renforcent leur emprise sur la Corse.

Qu'importe aussi, que les intérêts mafieux, que l'on voit roder autour du dossier des transports aérien et maritime entre l'île et le continent européen,  singulièrement dans l'extrême sud de l'île ou ils sont fortement implantés, s'emparent directement ou par hommes de paille interposés, des commandes de cette entreprise.

Mais au fait, ou est donc passé Nicolas Sarkozy ? Il est bien venu assurer le Préfet de Région de son soutien, ce que nous ne saurions contester, et prophètiser gravement le pire pour bientôt, ce qui ne mange pas de pain dans une île ou tout est effectivement possible.

Pour ce qui concerne par contre les mafias qui peu à peu prennent le controle  de l'économie corse, elles peuvent dormir tranquille, le karcher de Nicolas est réservé aux beurs des banlieues parisiennes !

La  réaction de Benoit Hamon


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02 octobre 2005

La Corse à l'épreuve de la rivalité entre Sarkozy et Villepin

Cartes sur table et dessous des cartes..

elysee

Les Corses en ont désormais l'habitude: dès qu'ils sont décidés à s'affronter sur un terrain ou il est pratiquement acquis que l'opinion nationale sera pour eux pleine de compréhension, les hommes politiques utilisent le "ring" commode que leur offre la Corse.

Les risques électoraux sont, il faut le dire, limités, surtout pour la droite, car l'île lui est assez largement acquise: à de rares exceptions près, elle y enregistre ses meilleurs scores.

Voici donc un nouveau round qui s'annonce, qui oppose les deux faux jumeaux, qui, au sein du gouvernement de la République, multiplient à l'égard l'un de l'autre, les croches pieds et les coups de jarnac.

C'est ainsi le Premier Ministre qui aurait décidé l'héroïque opération du Pascal Paoli, ou les ninjas de la république ont affronté durant quelques secondes une redoutable bande de marins désarmés . C'était bien le minimum nécessaire pour prouver qu'à Matignon, comme aurait dit Jacques Chirac , on en avait aussi, et pas seulement place Bauveau.

C'est enfin lui qui, tout Gaulliste social qu'il s'affiche, qui a eu le culot d'acier d'offrir pour un plat de lentilles une compagnie nationale à un fonds d'investissements, du jamais vu à ce jour en matière de privatisation. On connaissait le cynisme de certains dirigeants de la droite française, nourris au lait du chiraquisme comme l'avait démontré avec aplomb le bébé Chirac Gaymard avant que le scandale ne l'oblige à démissionner.

On n'imaginait pas qu'un gouvernement de la République irait jusqu'à fourguer aussi légèrement, une entreprise certes en difficulté, mais créditée de 5 Milliards d'euros d'actifs, dans la pire tradition affairiste des débuts de la Vème République. Il est vrai que l'élection présidentielle coûte cher, et que quand on ne contrôle pas les finances d'un Parti, il vaut mieux avoir des amis sûrs aux poches bien garnies.

Mais les apprentis sorciers qui nous gouvernent feraient bien de réfléchir:ce ne serait pas la première fois que mijote, au fond du chaudron corse, une mixture mortelle pour un gouvernement.

N'est ce pas Lionel?

Posté par vincentjulien à 19:24 - Tribunes Libres - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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