24 octobre 2005
Lettre aux militants des deux fédérations de Corse

A quinze jours du vote dans les sections Le NPS Corse adresse un courrier aux militants des fédérations de Corse
La
Fédération de Haute Corse compte, au fichier national, 350 adhérents,
et la Fédération de Corse du Sud 314. C'est donc à ces 664 militantes
et militants que s'adresse le NPS à la veille du Congrès. Il y expose
les points forts de ses propositions au plan national comme sur la
Corse.
Il les invite en même temps à son assemblée générale qui
se tiendra à l'Université de Corse à Corte en présence d'Arnaud
MONTEBOURG, Député de Saone et Loire, et co-fondateur du NPS.
Vous pouvez vous procurer ce courrier en cliquant sur le lien suivant:
16 octobre 2005
Le PRG se structure: vers une seule Fédération en Corse
En Corse un PS à la remorque du PRG dans tous les domaines !
Le PRG, avec deux Sénateurs sur deux, trois Députés sur quatre, un Président de
CG sur deux, et la Mairie de Bastia, domine aujourd'hui très largement la vie
politique insulaire.
Résolument départementalistes, les radicaux corses, qui ont largement
contribué, avec les nationalistes, à faire capoter le référendum sur la
disparition de l'échelon départemental en Corse, de toute façon très mal vendu
par Sarkozy et Chirac, ont ainsi décidé de constituer une seule fédération dans
l'Île.
Les militants Corse du NPS défendent depuis longtemps, bien avant la constitution du NPS d'ailleurs, le projet d'une seule Fédération Socialiste en Corse. Les directions locales PS sont, quant à elles, accrochées mordicus à leurs structures départementales.
Les deux Fédérations insulaires sont , il faut le dire franchement, politiquement
ectoplasmiques, et leurs directions respectives n’ont d’autre projet que de se
maintenir à la tête d’un appareil cadenassé, à seule fin de pouvoir quémander, le moment venu, quelques strapontins à leurs puissants alliés.
L'ultralibéralisme à l'oeuvre au Parlement Européen
Travailler plus et gagner moins : le libéralisme déchaîné de la Commission Baroso..
Ils ne peuvent, ni ne savent, décidememnt plus se retenir: au détour d'un texte de la Commission Baroso, soumise au Parlement Européen, Benoit Hamon , Député NPS a déniché une petite phrase révélatrice et a bien entendu réagi. Il ne s'agit, ni plus ni moins que de recommander aux gouvernements européens de baisser les salaires de 3,7 % pour augmenter la croissance de 1%...
Vous trouverez le texte de son communiqué en cliquant le lien ci dessous . Le
dogmatisme des néoconservateurs qui règnent aujourd'hui sur les
institution européennes ne connaît décidement pas de limites: raison de
plus pour que notre Parti sorte enfin de la naphtaline ou la direction
nationale l'a discrètement plongé depuis deux ans, pour se donner une
orientation plus combative.
A moins que la reconduction des
plus "raisonnables" de ses dirigeants ne le confine définitivement dans
le rôle de la voiture balai du libéralisme uniquement vouée à soigner
les éclopés qu'il laisse au bord du chemin.. En voilà une belle et
noble ambition !!
Cliquez la photo de Benoit pour lire sa réaction !
15 octobre 2005
SNCM: reprise du travail, CONNEX prend les commandes
SNCM : les Syndicats, divisés votent la reprise du travail; CONNEX débarque. .
Comme il était prévisible, la CGT des
marins, devant la menace de dépot de bilan, a voté massivement la
reprise du travail à la SNCM. Le trafic a repris samedi à destination
de la Corse et de l'Algérie.
Le front syndical, momentanément
uni, s'est à nouveau déchiré, au point que la manifestation du samedi
15 Octobre sur la défense des services publics se déroulera hors la
présence du STC, le syndicat nationaliste.
Ce dernier a en outre qualifié de traîtrise la décision de la CGT , qui avait lançé le conflit, de reprendre le travail.
Derrière
ces déclarations belliqueuses se cachent bien évidemment des divergences
profondes entre les deux syndicats, et une reprise de la concurrence
acharnée qu'ils se livrent depuis des années est à nouveau à l'ordre du jour.
Divergences de
fond d'abord: sans avoir jamais eu le courage de le déclarer, le STC
souhaitait le dépot de bilan et la liquidation de la SNCM. Pour ce
syndicat, celle ci reste en effet une société "française" dont le
siège est toujours à Marseille.
Il projète de lui substituer une
compagnie régionale d'économie mixte associant la Région Corse, les
Chambres de Commerce, et des capitalistes insulaires, dont le siège
serait bien évidemment en Corse.
Ce qu'il n'a jamais dit aux
salariés, c'est que sur les 2400 salariés, dont très probablement
un bon millier d'origine Corse, seule une minorité aurait eu une chance
de retrouver un emploi dans ces conditions.
Mais
qu'importe le désastre, pourvu que le STC, et le parti indépendantiste
qui le soutient renforcent leur emprise sur la Corse.
Qu'importe
aussi, que les intérêts mafieux, que l'on voit roder autour du dossier
des transports aérien et maritime entre l'île et le continent
européen, singulièrement dans l'extrême sud de l'île ou ils sont
fortement implantés, s'emparent directement ou par hommes de paille
interposés, des commandes de cette entreprise.
Mais au fait, ou
est donc passé Nicolas Sarkozy ? Il est bien venu assurer le Préfet de
Région de son soutien, ce que nous ne saurions contester, et
prophètiser gravement le pire pour bientôt, ce qui ne mange pas de pain
dans une île ou tout est effectivement possible.
Pour ce qui
concerne par contre les mafias qui peu à peu prennent le controle de
l'économie corse, elles peuvent dormir tranquille, le karcher de Nicolas
est réservé aux beurs des banlieues parisiennes !
12 octobre 2005
Conflit à la SNCM
Le Bal des Apprentis sorciers continue...
Le
couple infernal qui a conduit la SNCM dans le mur depuis des années
continue de sévir. L'Etat d'une part, sous la houlette " déterminée"
de Mr Galouzeau de Villepin, persiste dans sa volonté de privatiser à
la hussarde une entreprise nationale là ou le moins avisé des étudiants
en sciences politiques aurait préconnisé la plus grande prudence. Après
avoir reculé devant le tollé soulevé par son opération de copinage
financier, le gouvernement s'apprête à liquider une entreprise
nationale et à la livrer cette fois corps et biens à la curée des
rapaces qui l'entourent et le soutiennent.
Le syndicat des
marins d'autre part, controlé pour l'essentiel par les personnels de
restauration à bord, et non par des marins, ultra minoritaires à bord
d'un Ferry, qui a cogéré aveuglement l'entreprise avec l'Etat au point
de l'amener au bord du gouffre avec lui, refuse obstinément de
suspendre la grêve alors que la grande majorité des 2200 salariés de la
compagnie souhaite reprendre le travail, conduisant l'entreprise non
pas au dépot de bilan, mais à la liquidation judiciaire, pour le plus
grand bénéfice des charognards qui récupéreront alors, à bon compte,
les actifs de l entreprise, pendant que les salariés de la SNCM et de
ses sous traitants, au moins aussi nombreux, pointeront au chômage.
N'oublions
pas le STC, syndicat nationaliste corse, qui voit dans la liquidation
de l'entreprise l'occasion de bricoler un armement corse, sous contrôle
des capitaux locaux, et bien sur sous l'emprise d'un syndicat allié à
des militants politiques dont on connaît les pratiques.
Si l'on
ajoute les affrontements feutrés entre le Premier Ministre et son faux
jumeau du ministère de l'intérieur, et la guerre que livre la CGT
marseillaise à Bernard Thibault, qui vient de prendre une claque
magistrale de ses propres troupes dans ce dossier, tout est prêt pour
une catastrophe annonçée.
Quant à la gauche, et singulièrement
au Parti Socialiste, l'article suivant, paru dans Libération, résume
son insuffisance : elle laisse face à face un des gouvernements les
plus incompétents et les plus réactionanires qu'ait connu le Vème
République et un syndicat quasi soviétique...
Lisez, et surtout méditez l'article paru sur Libération en cliquant sur le lien ci-dessous!
06 octobre 2005
Les promesses de la Direction au Congrès de Dijon
Un argumentaire
synthétique et très utile qui rappelle ce que sont devenues les
promesses de la direction du parti depuis le congrès de Dijon. Vous
pouvez le télécharger ci-dessous et le difuser largement.
NPSargu_promesses.pdf
Position sur la VIème République
Vous pouvez
télécharger ici un argumentaire comparatif des positions NPS et Motion
Hollande et Fabius sur la VIème République.
NPSargu_6emeRepublique__2_1.pdf
03 octobre 2005
La Constitution de la 6e République, par Arnaud Montebourg et Bastien François, en librairie
La Constitution de la VIème République 
La Constitution de la VIème République, par Arnaud Montebourg et Bastien François, vient de paraitre aux éditions Odile Jacob. Un livre particulièrement utile pour une démarche qui est au coeur du projet du NPS pour rénover la République et la rendre à nos concitoyens.
02 octobre 2005
La Corse à l'épreuve de la rivalité entre Sarkozy et Villepin
Cartes sur table et dessous des cartes..
Les Corses en ont désormais l'habitude: dès qu'ils sont décidés à s'affronter sur un terrain ou il est pratiquement acquis que l'opinion nationale sera pour eux pleine de compréhension, les hommes politiques utilisent le "ring" commode que leur offre la Corse.
Les risques électoraux sont, il faut le dire, limités, surtout pour la droite, car l'île lui est assez largement acquise: à de rares exceptions près, elle y enregistre ses meilleurs scores.
Voici donc un nouveau round qui s'annonce, qui oppose les deux faux jumeaux, qui, au sein du gouvernement de la République, multiplient à l'égard l'un de l'autre, les croches pieds et les coups de jarnac.
C'est ainsi le Premier Ministre qui aurait décidé l'héroïque opération du Pascal Paoli, ou les ninjas de la république ont affronté durant quelques secondes une redoutable bande de marins désarmés . C'était bien le minimum nécessaire pour prouver qu'à Matignon, comme aurait dit Jacques Chirac , on en avait aussi, et pas seulement place Bauveau.
C'est enfin lui qui, tout Gaulliste social qu'il s'affiche, qui a eu le culot d'acier d'offrir pour un plat de lentilles une compagnie nationale à un fonds d'investissements, du jamais vu à ce jour en matière de privatisation. On connaissait le cynisme de certains dirigeants de la droite française, nourris au lait du chiraquisme comme l'avait démontré avec aplomb le bébé Chirac Gaymard avant que le scandale ne l'oblige à démissionner.
On n'imaginait pas qu'un gouvernement de la République irait jusqu'à fourguer aussi légèrement, une entreprise certes en difficulté, mais créditée de 5 Milliards d'euros d'actifs, dans la pire tradition affairiste des débuts de la Vème République. Il est vrai que l'élection présidentielle coûte cher, et que quand on ne contrôle pas les finances d'un Parti, il vaut mieux avoir des amis sûrs aux poches bien garnies.
Mais les apprentis sorciers qui nous gouvernent feraient bien de réfléchir:ce ne serait pas la première fois que mijote, au fond du chaudron corse, une mixture mortelle pour un gouvernement.
N'est ce pas Lionel?
SNCM: Arnaud Montebourg et Christian Paul communiquent
30 Septembre 2005
En
décidant le largage de la SNCM, Monsieur de Villepin a joué au pyromane en Corse
La décision du Gouvernement de céder la SNCM au fonds d’investissement Butler Capital Partners en sous-évaluant cette privatisation a provoqué depuis une semaine une grave crise en Corse. Aux mouvements sociaux exprimant l'incompréhension des personnels ont désormais succédé des actes terroristes.
Nous condamnons sans réserve l'agression dont a été la cible la Préfecture d'Ajaccio mettant en jeu des vies humaines et l'autorité de l'Etat.
Le Gouvernement en recourant à
une solution économique extrême, a provoqué une situation sociale dramatique
dont les effets s'étendent à toute la Corse. Ces choix ne
sauraient s'abriter derrière la libéralisation des
transports publics décidée à Bruxelles et l' aveuglement du
Commissaire européen UMP, M. Jacques Barrot .
Outre les centaines d’emplois directement menacés par cette décision, le gouvernement
Villepin fragilise le service public du transport maritime. Il est
d'intérêt général que l'Etat reste présent dans le capital de la SNCM pour
garantir la continuité territoriale.
Cette approche bâclée et trop idéologique du dossier a part ailleurs redonné aux mouvements nationalistes les plus durs une occasion de renouer avec la violence.
Christian Paul et Arnaud
Montebourg



